proposition 1 :

GARANTIR LE NIVEAU
DE RETRAITE DE CHACUN

COMMENT COMPTONS-NOUS

PROTEGER VOTRE NIVEAU DE RETRAITE ?

En adaptant la durée d'activité à l'espérance de vie
En préservant le système de retraites par répartition

Découvrez les détails de notre proposition pour garantir le niveau de retraite de chacun en cliquant sur nos objectifs ci-dessous : 

  • Nous proposons de repousser l’âge de départ à la retraite d’un trimestre par an pendant 12 ans. Au bout de 8 ans, le nouvel âge légal de départ à la retraite serait donc de 64 ans, et, à terme, de 65 ans contre 62 ans aujourd’hui.
  • Dans le même temps, nous ne toucherons pas à l’âge de départ à taux plein, qui est déjà à 67 ans aujourd’hui et nous conforterons les dispositifs spécifiques pour les carrières longues
  • Ce décalage d’un trimestre par an permettra de dégager 10 Mds€ par année d’âge légal supplémentaire et d’assurer l’équilibre de notre système par répartition.

Cette mesure d’âge est une exigence de responsabilité alors que le déficit du système de retraite serait compris entre 7,9 Md€ et 17,2 Md€ en 2025, selon le Conseil d’Orientation des retraites. Or, la première des justices c’est de garantir le financement des retraites.

Cette mesure d’âge permettrait donc de garantir l’équilibre du système des retraites sans baisser le niveau des pensions et sans augmenter les cotisations.

Or, la mise en place d’un âge pivot, mesure privilégiée par le gouvernement, reviendrait en réalité à baisser les pensions de nombreux retraités à partir de 62 ans (ce qu’il a déjà commencé à faire en augmentant la CSG des retraités).

Nous faisons donc le choix du courage, de la transparence et de la clarté en annonçant ce nouvel âge légal à 65 ans, d’ici 12 ans.

  • Cet âge tient compte de l’augmentation continue de l’espérance de vie des Français qui est désormais de 79,5 ans pour les hommes, et de 85,4 ans pour les femmes selon l’Insee. Au cours des 60 dernières années, les hommes comme les femmes ont gagné 14 ans d’espérance de vie en moyenne. A ce titre, rappelons qu’avant 1981, l’âge de départ à la retraite était déjà de 65 ans alors même que nous n’avions pas du tout la même espérance de vie.
  • Cet âge reste inférieur à l’âge légal en vigueur dans le reste de l’Europe. L’immense majorité de nos voisins ont déjà relevé leur borne de départ à 65 ans voire au-delà, ou ont prévu de le faire au cours des prochaines années. En Belgique, en Allemagne, ou encore en Espagne, par exemple, l’âge de départ à la retraite est déjà de 65 ans et sera de 67 ans en 2030. En Italie, il est déjà de 67 ans, et au Royaume-Uni, il sera de 66 ans en 2020.

Si les régimes spéciaux sont extrêmement contestables, c’est par ce qu’ils profitent à quelques-uns tout en étant financés par la solidarité de tous les autres.

Il ne faut pas confondre ces régimes spéciaux, avec les régimes complémentaires (indépendants, avocats, médecins…) qui sont parfaitement bien gérés et complètement autonomes.

Nous tenons donc à maintenir ce système de caisses autonomes, qui répondent aux singularités de certains métiers, et qui ont dégagé des excédents sans toucher un seul centime de l’Etat. 

Si le Gouvernement promet désormais de ne pas toucher aux réserves constituées par les caisses complémentaires, il cherche à imposer une uniformisation drastique qui nie les spécificités de certaines professions, et qui remet en cause le fonctionnement de ces caisses autonomes.

Nous sommes favorables à un régime de retraite universel allant jusqu’à 1 plafond annuel de la sécurité sociale (PASS). Cela permettrait de préserver l’existence de caisses de retraites complémentaires, spécifiques à chaque métier, pour les cotisations au-dessus de cette limite d’1 PASS.

Ne pas toucher aux pensions des mères et des pères de famille :

Nous sommes très attachés aux droits des mères et des pères de famille que nous voulons maintenir en l’état. Ce sont des atouts essentiels de notre politique familiale, qui a permis le dynamisme démographique de la France.

  • Majoration de trimestre.
  • Actuellement, pour chaque enfant, une mère acquiert 4 trimestres (2 trimestres dans la fonction publique) au titre de la grossesse et de l’accouchement.
  • Les parents peuvent également se partager 4 trimestres supplémentaires au titre de l’éducation de l’enfant (qui reviennent par défaut à la mère).
  • Majoration de pension.
  • Les parents salariés du privé, qui ont élevé au moins 3 enfants bénéficient chacun d’une majoration de 10% de leur pension de base.
  • Les parents fonctionnaires, bénéficient chacun d’une majoration de 10% pour les 3 premiers enfants et de 5% par enfant supplémentaire.

Or, avec la réforme gouvernementale qui fait disparaître les majorations de trimestre, les mères de familles seraient très largement perdantes selon une étude de l’Institut de la protection sociale. Le petit coup de pouce qui existe aujourd’hui leur permet souvent, en effet, d’acquérir les trimestres qui leur manquent pour atteindre le taux plein de leur retraite. 

En outre, actuellement, les parents d’enfants handicapés bénéficient de deux grandes mesures : la retraite à 65 ans à taux plein quel que soit le nombre de trimestre et la majoration de trimestres.

Mais aujourd’hui, le doute subsiste sur la pérennité de ces dispositions qui offraient aux parents – et particulièrement aux mères – la possibilité d’accéder à une retraite à taux plein après avoir consacré leur vie à leur enfant souffrant de handicap.

Garantir les pensions de réversion des veufs et des veuves:

Nous souhaitons préserver le niveau actuel des pensions de réversion, quand le Gouvernement entend mettre en place un système « harmonisé », qui garantirait au conjoint survivant 70% du niveau de vie du couple. Ce nouveau calcul ferait de nombreux perdants en particulier dans les couples où les conjoints ont des pensions proches.

Aujourd’hui, 4,4 millions de Français touchent une pension de réversion, ce qui représente près d’un quart du total des retraités, dont une très large majorité (89%) sont des femmes.