ENSEMBLE,

DEFENDONS NOTRE DROIT

à une retraite juste et équitable

S'il y a bien une préoccupation qui touche le cœur même de la vie des Français, c'est bien celle des retraites. 

A 20 ans, on s’interroge sur la pérennité du système des retraites. A 40 ans, on se demande à quel âge on aura le droit à la retraite. A 60 ans, on s’inquiète du niveau de sa pension. Avant d’être un sujet technique, les retraites sont d’abord un sujet humain et négliger cette dimension humaine reviendrait à passer à côté des enjeux de cette mère de toutes les réformes.

La retraite, c’est le reflet de notre vie, de nos choix, de notre parcours, de notre vie familiale. Toute réforme doit commencer par intégrer une dimension humaine, et permettre à chaque Français de bénéficier des fruits d’une vie de travail.

La retraite se prépare tout au long de la vie active, il faut donc dire la vérité aux Français et fixer les règles de manière très claire, pour que chacun sache, quel que soit son âge, ce qui l’attend. 

Toute réforme doit répondre à une triple exigence : la clarté, la justice et l’esprit de responsabilité.

C’est pourquoi nous opposons radicalement à la méthode du Gouvernement qui entretient le flou sur sa réforme pour ne surtout pas dire qui y perdra. En créant ainsi de l’incertitude et de la confusion, cette attitude est extrêmement anxiogène et amplifie la défiance. Elle génère depuis jeudi des blocages néfastes à l’économie du pays.

La droite a toujours été au rendez-vous sur les réformes des retraites.

Avec les réformes Balladur (1993), Chirac/Fillon (2003), et Sarkozy/Woerth (2010), c’est la droite qui a eu le courage de réformer pour protéger notre système par répartition et le rendre plus équitable. Ces avancées ont notamment permis :

1- d’aligner le taux de cotisations des fonctionnaires sur celui du privé ;

2- de préserver le niveau des pensions en relevant l’âge légal de départ à la retraite ;

3- de rééquilibrer financièrement le système ;

4- de reconnaître la pénibilité de certaines carrières.

Ce sens des responsabilités doit continuer à nous guider aujourd’hui.

Alors que les courbes démographiques s’inversent dangereusement, une nouvelle réforme est désormais indispensable. Le système va redevenir très déficitaire. Ne rien faire ou imposer un régime par point sans mesures d’âge conduirait à une baisse généralisée des niveaux de pension. En plus de créer de nombreux perdants, cela hypothéquera l’avenir des générations futures et mettra en péril notre régime par répartition. 

Nous sommes convaincus qu'il est possible et nécessaire d'empêcher la baisse des retraites.

En 2012, la pension nette moyenne représentait 62 % du salaire net moyen ; selon les projections du Conseil d’orientation des retraites, elle n’atteindra que 48 % en 2040. Le risque n’est donc pas que les générations futures n’aient pas de retraite, mais que, pour beaucoup, majoritairement les femmes, la pension se confonde avec un minima social, faisant de la retraite une période d’appauvrissement marqué, sans espoir d’amélioration.

La réforme des retraites proposée par le Gouvernement risque de graver dans le marbre la dégradation du système actuel : le niveau de vie des retraités va décrocher par rapport à celui des actifs. Ce serait un immense retour en arrière, lorsque « retraité » rimait avec « pauvreté ».

Ce sont les générations aujourd’hui en activité qui vont en pâtir les premiers.

Plutôt que d’alimenter la guerre entre les générations, nous voulons au contraire fixer trois objectifs :

  • Equilibrer financièrement le système des retraites pour garantir  à chacun le niveau de pension auquel il a le droit
  • Mettre fin aux régimes spéciaux afin de respecter les principes d’équité et de justice entre les Français 
  • Permettre aux retraités les plus modestes et les personnes âgées les plus dépendantes de bénéficier d’une plus forte solidarité nationale

CHIFFRES
CLés

Passer l’âge légal de

62 A 65 ANS

UNE TRANSITION DE

12 ANS POUR TOUS

y compris les régimes spéciaux

0 €

Notre réforme absorbe tout déficit financier

6 MILLIARDS D’EUROS

Ce que l’Etat doit verser chaque année pour compenser le déficit des régimes spéciaux

300 €

Ce que les retraités ont perdu par an depuis l’élection d’Emmanuel MACRON

Nous voulons une réforme juste, efficace et lisible, car c'est le seul moyen de graver dans le marbre le maintien du niveau de pensions de nos retraités.

 C’est notre grande différence avec ce Gouvernement dont l’architecture de sa réforme apparaît injuste, inefficace et illisible.

Injuste pour les femmes, les salariés et cadres du privé, les enseignants, les aides-soignants, les infirmiers ou encore les professions libérales. 

Les mesures de compensation annoncées par le Premier Ministre pour calmer l’inquiétude de nombreuses catégories de Français (revalorisations salariales des enseignants, fin de carrière aménagée pour les aides-soignantes, compensations pour les mères de famille) ne sont absolument pas financées.

Le Gouvernement sera donc incapable de tenir ses promesses, sans augmenter les impôts.

Par ailleurs, à l’issue de leur entrée forcée dans le système universel, les indépendants vont subir une forte hausse de leurs cotisations (leur taux de cotisation devant passer, malgré une phase de transition, de près de 14% à 28%) ce qui pénalisera directement son pouvoir d’achat.

Inefficace, car il n'y aura aucun retour à l'équilibre financier des systèmes de retraites, faute de mesure d'âge légal et de courage calendaire sur les régimes spéciaux.

Faute de mesure d’âge et de courage calendaire sur les régimes spéciaux, il n’y aura pas de retour à l’équilibre su système de retraites. Pire encore, les compensations distribuées ici ou là vont alourdir la facture et donc le fardeau de la dette publique

Illisible,

car à force de déminer tous azimuts, le Gouvernement est en train de construire « une usine à gaz » sans clarté et sans cap.

Une réforme votée en 2020 mais qui ne produira ses premiers effets qu'à l'horizon 2040 est une non-réforme.

Cela revient à voter l’immobilisme pendant des décennies. Comment peut-on prétendre vouloir réformer et, en même temps, repousser l’entrée en vigueur de cette réforme au-delà de son propre quinquennat ?

Ce n’est ni sérieux ni responsable car tout le monde sait que c’est un simple artifice de communication visant à faire croire aux Français que l’on réforme pour mieux masquer les reculades et le renoncement du Gouvernement.

Face à cela, la droite veut être une force de propositions et d’alternance crédible aux yeux des Français.

Elle soumet donc au débat public l’architecture de ce que serait une réforme préservant les retraites d’aujourd’hui et de demain pour que chacun puisse vieillir dans la dignité.

Cette réforme, bien que progressive dans le temps, serait d’application immédiate.